L’Usine Nouvelle – Faudra-t-il de nouvelles mesures de soutien si on va vers un durcissement des mesures sanitaires?

Laurent Saint-Martin – Plus nous avançons dans la crise, plus les besoins de liquidités augmentent. Les petites entreprises peu capitalisées ont été les premières fragilisées. On voit maintenant s’y agréger des entreprises de taille plus importante. Mais nous avons appris à adapter le freinage. Le coût du confinement de novembre a été bien moindre que celui de mars, alors qu’il a été efficace sur le plan sanitaire. Pour l’instant, les crédits débloqués dans le budget permettent de couvrir les aides d’urgence pour le semestre. Si des empêchements plus durs doivent être adoptés, il faudra s’adapter. Il ne faut surtout pas ralentir le plan de relance. La poursuite de la crise ne paralyse pas l’économie française. On est dans une période duale, entre certaines activités en grande difficulté qu’il faut soutenir massivement et beaucoup d’autres, plus capitalistiques, qui ont encore des taux de croissance et qu’il faut aider à investir.