Dans deux interventions différentes, Bruno Le Maire a laissé transparaître le vrai visage de la Macronie : de l’argent pour le secteur privé, au prix d’un lourd tribut pour le secteur public et les citoyens…

Dans un montage réalisé par Les Infiltrés, on peut écouter Bruno Le Maire dérouler le tapis rouge au grand capital. Face aux entrepreneurs et au patronat, le 1er octobre dernier, le ministre de l’économie explique que « c’est dans ces moments de crise qu’il faut profiter de l’argent de l’État. »

Le Maire au patronat : « Vous avez besoin d’argent ? Je vous en donne ! »

Semblant tout fier de financer ainsi les entreprises, il renchérit : « Croyez moi, c’est pas tous les jours qu’un ministre des finances vous dira “vous avez besoin d’argent ? Je vous en donne !” ». Une phrase qui peut paraître incroyable quand on se souvient que deux ans plus tôt la même Macronie expliquait qu’il n’y a « pas d’argent magique. »

Il va falloir rembourser

Pour autant, La République en Marche ne parait avoir aucune intention de s’arranger pour effacer cette dette qu’elle est en train de faire exploser, comme le proposent certains. Au contraire, c’est bien le peuple qui risque d’en payer le prix. Le 29 septembre, Bruno Le Maire avait d’ailleurs déroulé son plan sur France Inter, martelant une nouvelle fois que « demain nous rembourserons la dette ».

Coupes budgétaires pour le secteur public

Pour parvenir à son objectif, le ministre de l’économie compte à la fois sur la croissance, mais aussi sur « un principe de responsabilité sur les finances publiques ». Pour préciser sa pensée, l’ancien membre de LR ajoute : « C’est pas open bar ». Par ces déclarations on peut donc s’attendre à de nouvelles coupes budgétaires, y compris dans les hôpitaux, l’école ou la sécurité. Secteurs qui ont pourtant, au contraire, grandement besoin d’investissements…

La dette, prétexte parfait aux réformes scélérates

Le natif de Neuilly sur Seine n’a pas manqué de remettre un coup de semonce sur des « réformes de structures » qu’il continue à « estimer indispensable. » Pour affiner sa réflexion, il n’a d’ailleurs pas hésité à remettre sur la table la très controversée réforme des retraites. Il faut dire qu’en période de crise économique, la dette a toujours été le prétexte parfait pour les néolibéraux pour engager des vagues de privatisations et détruire petit à petit notre service public. L’argument est d’ailleurs déjà employé par bon nombre de politiciens néolibéraux depuis des décennies. Bis repetita dans les années à venir ? Aux citoyens de rester vigilants…